mercredi 30 juin 2010

Marée noire : l’Afrique va-t-elle payer pour BP ?


Selon Guy Gweth de l'excellent blog ISDE axé sur l'intelligence stratégique et économique en Afrique :

« C'est la catastrophe énergétique, écologique et psychologique déclenchée par BP le 20 avril 2010 dans le golfe du Mexique a conduit Washington à revoir sa stratégie, en urgence et discrétion, en vue d’accroitre ses approvisionnements de pétrole offshore dans le golfe de Guinée. […] Au lendemain des attentats du World Trade Center, les stratèges étatsuniens décident d’augmenter leurs importations de pétrole du golfe de Guinée de 15 à 25% avant 2016. Le National Security Strategy of the United States déclare dans la foulée que le combat contre le terrorisme mondial et la nécessité d’assurer la sécurité énergétique de la première puissance mondiale exigent des États-Unis qu’ils augmentent leur engagement en Afrique pour y sécuriser leurs approvisionnements en hydrocarbures

[…] Deux ans avant la mise en route de l’Africom, l’administration américaine avait affecté près de 400 marins ainsi qu’une base flottante constituée de NTGV (navires à très grande vitesse) à la surveillance des côtes au long de l’Angola, du Cameroun, du Gabon, du Ghana, de la Guinée équatoriale, du Libéria, de Sao-Tomé & Principe, du Sénégal et du Nigeria […] Stratégiquement, le maillage militaire du golfe de Guinée par le Pentagone vise singulièrement le contrôle de la partie occidentale de la route transafricaine du pétrole et les réserves vitales de brut qui y ont été découvertes, qu’elles soient sous le coup de la concurrence asiatique, de la menace terroriste ou pas ».


Sans oublier la petite dose de mordant et de perspicacité : « Les 2,6 milliards de dollars déjà dépensés par BP (en frais de colmatage, de confinement et de nettoyage, ainsi que les dédommagements versés aux Etats côtiers et aux tiers) depuis le 20 avril 2010 l’auraient-ils été si la catastrophe avait eu lieu en Afrique ? Pas sûr, si on s’inspire d’une jurisprudence comme celle du Probo Koala ».


L'intégralité de cette analyse dans ISDE : Marée noire : l’Afrique va-t-elle payer pour BP ?


lundi 28 juin 2010

Les motivations profondes d'Homo Digitalus

Selon l'essayiste Dan Pink, la seule motivation financière ne suffit pas : elle doit être complétée ou peut être surpassée par d'autres facteurs comme l'autonomie, la performance et un but précis, notamment pour des activités impliquant de la créativité ou de l'innovation.



La combinaison de ces trois facteurs poussent des milliers de gens - exerçant des activités certes bien rémunérées mais assez chronophages - à offrir gratuitement beaucoup de leur savoir-faire et de leur temps à des applications collaboratives comme Linux ou Wikipédia. Les véritables ressorts de la « freeconomie » chère à Chris Anderson doivent-ils à ces facteurs ? Dans tous les cas, Homo œconomicus digitalus n'a pas fini de surprendre la science économique...

Dan Pink, qui fut autrefois conseiller en communication auprès du vice-président américain Al Gore, est l'auteur de Drive: The Surprising Truth About What Motivates Us.



vendredi 25 juin 2010

La révolution des masses sera robotisée


Petit robot (58 cm) autonome, programmable et développé par la société française Aldebaran Robotics, Nao n'est pas seulement le digne successeur du fameux robot-chien Aibo, c'est aussi une remarquable plate-forme de recherche et d'éducation reposant sur son firmware NAOQi (ouvert et donc compatible avec le système d'exploitation ROS ou Robot Operating System) et sur des applications propriétaires (Chorégraphe, Télépathe, etc).


N'ayant point l'intelligence d'un Terminator ou d'un Cylon, Nao ne peut concevoir des objets de son propre chef. Mais 20 modèles de Naio interconnectés et savamment coordonnés surprendront quelque peu le merveilleux biologique que vous êtes.





La répartition des tâches et le travail en essaim étaient confinés jusqu'ici à un petit nombre / groupe de robots (comme c'est le cas dans maintes chaînes de production industrielle). Cette impressionnante chorégraphie exécutée à l'Exposition Universelle de Shangaï indique clairement le stade de complexité auquel est parvenue la R&D robotique : la coordination d'un gros effectif de robots devient une réalité immédiate. À vous d'imaginer toutes les applications possibles dans le domaine civil comme militaire...


mercredi 23 juin 2010

La prothèse de l'homme-poisson


Une bonne prothèse reproduit autant que possible les formes et/ou les fonctions d'un membre perdu ou absent. L'individu handicapé l'apprécie d'autant plus lorsqu'elle combine légereté, ergonomie, esthétique et efficacité (cf. Quand la prothèse devient victime de la mode).



Conçue en dix semaines par le designer suédois Richard Stark, la prothèse Neptune n'est pas seulement user-friendly : elle transforme littéralement l'handicapé en homme-poisson de facto plus rapide qu'un nageur valide.





En effet, les pertes de membres sont causées tant par le diabète que par des accidents domestiques / du travail et des blessures de guerre. Consécutivement, bon nombre d'amputés étaient des individus plutôt en forme avant de perdre leurs membres. D'où la nécéssité, selon Stark, de leur restituer peu ou prou une mobilité artificielle aussi utile qu'agréable.



À l'image des prothèses orthopédiques de l'athlète paraolympique Oscar Pistorius alias Blade Runner produisant plus de vitesse à chaque impact au sol que les jambes d'un athlète valide (+30% selon le biomécanicien Gert-Peter Brüggeman mandaté par l'IAAF), la prothèse Neptune fera certainement des émules dans la prothèse « hydropédique » de compétition.



Amputée de ses deux jambes lorsqu'elle avait un an, l'actrice, mannequin et athlète paraolympique Aimee Mullins doit sa locomotion a des jambes artificielles, recoure également à des prothèses orthopédiques de compétition... et affirme qu'en ce qui la concerne, « il ne s'agit plus d'un handicap mais d'une augmentation ».


En savoir plus :


  1. Yanko Design : Neptune orthopaedic swimmind aid for lower limb amputees

  2. Richard Stark : site officiel

  3. Électrosphère : Quand la prothèse devient victime de la mode


lundi 21 juin 2010

Les nations en chute libre ou presque


Le très populaire Foreign Policy a publié l'édition 2010 de son Failed States Index classant les pays selon plusieurs facteurs intégrés comme la pression démographique, la légitimité de l'Etat, la situation des droits de l'homme, l'action des classes dirigeantes, le niveau de la corruption et de la criminalité, l'état de l'économie et des services publics, pour ne citer que ceux-ci. Cette carte a également le mérite de son interactivité : en cliquant sur le pays de votre choix, vous en saurez plus sur son classement.

Cliquez pour accéder à la carte interactive


La Somalie, le Tchad et le Soudan occupent cet inquiétant et dangereux podium. Dans le Top 20 à l'odeur de soufre, de poudre et de sang, figurent évidemment l'Irak et l'Afghanistan, mais aussi le Pakistan, le Zimbabwé, le Congo-Kinshasa, le Centrafrique, Haïti, la Côte d'Ivoire, le Cameroun, le Yémen, la Birmanie, l'Ethiopie, la Corée du nord, le Timor oriental et le Niger... considérés comme « critical » ou « in danger ». Toutes mes félicitations !

Foreign Policy : 2010 Failed States Index


dimanche 20 juin 2010

Assistant médical personnel


L'infirmière en à rêvé, Modo (équipement et accessoires médicaux) l'a fait. Pocket offre l'ergonomie, la modularité, la multifonctionnalité et la mobilité dont la blouse blanche ou bleue a amplement besoin.



Cet espace de travail polyvalent permet à l'infirmière de ranger son stéthoscope, ses seringues , divers instruments, et d'utiliser son PC portable / PDA où bon lui semble. Dans la vision publicitaire de Modo, la tablette tactile a relégué l'écritoire à pince dans la préhistoire technologique.





De la signalétique à l'aménagement intérieur, l'environnement hospitalier serait-il une aubaine commerciale pour les designers de tout poil ?


vendredi 18 juin 2010

Les pouvoirs secrets du temps


Dans cette animation aussi sobre qu'enrichissante, le psychologue Philip Zimbardo explique comment notre environnement socioculturel et nos perspectives personnelles et professionnelles conditionnent grandement notre perception du temps. Celle-ci est de facto bouleversée quand les technologies de l'information s'en mêlent, idem pour notre conception du savoir et notre gestion des émotions.



Le Pr Zimbardo doit sa renommée à la fameuse expérience de Stanford (qu'il mena en 1971) « dans laquelle des volontaires de Standford étaient mis dans la peau de prisonniers et de gardiens. Le sadisme utilisé par certains « gardiens », et la dépression et la passivité correspondantes des « prisonniers », menèrent à des théories toujours controversées aujourd'hui sur l'importance de la position sociale en psychologie individuelle » (cf. Wikipedia).


À l'issue de cette expérience extrêmement controversée mais très instructive, il formula la théorie de « l'effet Lucifer » selon laquelle « l'excès de pouvoir provoque la "luciférisation" de l'individu et transforme des gens ordinaires en monstres » (cf. Selfway). Du régime nazi aux tortures d'Abou Ghraib en passant les tyrannies modernes, la théorie de Zimbardo n'a pas fini de résonner...


En savoir plus :


  1. Philip Zimbardo : The Time Paradox : The New Psychology of Time That Will Change Your Life

  2. Philip Zimbardo : The Lucifer Effect : Understanding How Good People Turn Evil

  3. The Independant : Maverick academic Philip Zimbardo says we are all capable of evil. Is he right?



mercredi 16 juin 2010

L'Afrique en haut débit


Une analyse de Fabrice Epelboin (Readwriteweb.fr) à mettre entre toutes les mains et un grand merci pour l'intérêt qu'il porte régulièrement à l'Afrique numérique.

La pose annon­cée d’un câble sous marin assu­rant une liai­son très haut débit sur toute la façade ouest du conti­nent africain, qui vien­dra com­plé­ter un dis­po­si­tif haut débit en place depuis peu annonce une décen­nie de chan­ge­ment radi­caux pour toute une par­tie de l’Afrique.



[...] Avec l’accélération du télé­tra­vail au Nord, les délo­ca­li­sa­tions ne seront plus à l’avenir l’apanage de l’industrie. Comme ce fut le cas entre les Etats-Unis et l’Inde, on pour­rait assis­ter à une délo­ca­li­sa­tion pro­gres­sive du sec­teur des ser­vices vers l’Afrique où les diplô­més ne manquent pas, parlent la même langue, et sont situés, qui plus est, dans un cré­neau horaire par­fai­te­ment com­pa­tible avec les heures d’ouverture des bureaux en Europe.
[...]
Du gra­phisme à la comp­ta­bi­lité en pas­sant par l’informatique, ce sont ainsi des mil­liers d’entreprises du sec­teur ter­tiaire qui pour­raient, grâce au haut débit, naître un peu par­tout en Afrique et pro­po­ser leurs ser­vices aux socié­tés occi­den­tales à la recherche de sou­plesse et de réduc­tion de leurs coûts, en par­ti­cu­lier pour des fonc­tions qu’elle jugent peu stra­té­giques.
[...]
On pour­rait même assis­ter à des spé­cia­li­sa­tions dans cer­tains pays, et même, pour les plus oppor­tu­nistes, à un véri­table boom de l’économie des ser­vices, appe­lée à repré­sen­ter une par­tie conséquente du PIB et une pro­por­tion impor­tante de la crois­sance, à l’image de l’île Maurice, qui a connu une telle période d’euphorie ces dix der­nières années.

Après avoir pillé ses matières pre­mières durant plu­sieurs siècles et avoir annoncé son inten­tion de faire de même avec sa matière grise sous la ter­mi­no­lo­gie d’ «émigra­tion choi­sie», c’est en pra­tique le contraire qui pour­rait prendre place. Un joli pied de nez à l’histoire, qu’internet n’a pas fini de bou­le­ver­ser, tout comme l’imprimerie en son temps.


Contrairement aux dires de maints Cassandre, l'Afrique a plutôt bien rattrapé le train de la révolution informationnelle, de l'internet à la téléphone mobile en passant par la monétique mobile (m-paiement / m-banking où elle innove en pôle position). Quand le smartphone deviendra l'outil préféré des internautes dans la prochaine décénnie, ce continent sera très probablement à la page.

Néanmoins, afin de mener à bien leur transition vers l'e-conomie - sur le plan local comme international, les pays africains devront préalablement ou simultanément entreprendre une profonde remise à niveau de leurs infrastructures électriques et télécoms (les réseaux filaires en particulier) trop souvent vétustes et capricieuses. Deux marchés juteux sur lesquels la Chinafrique avance à grand pas.


L'intégralité de l'article est disponible dans Readwriteweb.fr : L'Afrique en haut débit



lundi 14 juin 2010

Un humour de marée noire


Comment la firme pétrolière BP a géré la catastrophe du Golfe du Mexique. Une vision acerbe, décapante et éclaboussante d'hilarité.



samedi 12 juin 2010

L'US Air Force rêve d'un drone cargo


L’Air Mobility Command (USAF) espère vivement qu’un constructeur aéronautique développera une killer app robotisée, réutilisable, bon marché, capable de transporter 200 kg à une tonne de matériel dans un rayon de 900 km et d’effectuer un décollage-atterissage vertical / court / mode planeur sur terre comme sur l’eau. Rien que ça.





Certains craindront que ce drone de transport ne « perde les pédales » dans une situation critique mais il éviterait aux équipages humains de s’exposer au feu ennemi.D’ores et déjà, les US Marines ont dérivé des Boeing A160 et des hélicoptères Kaman K-Max en démonstrateurs cargo robotisés qui approvisionneraient des postes avancés difficilement accessibles en Afghanistan (notamment des zones de combat en relief montagneux) ou ailleurs.

Une brève militech de mon cru à lire dans Alliance Géostratégique
.

jeudi 10 juin 2010

Ombre, lumière et réalité augmentée

Joon Moon obtiendra certainement son master à Parsons, fameuse école new-yorkaise de design. Ce programmeur et designer a développé l'animation interactive Augmented Shadow sur une « table tactile de réalité augmentée » (augmented reality tabletop) dans laquelle l'utilisateur agit sur des blocs d'ombre ou de lumière.


Augmented Shadow_document from Joon Y Moon on Vimeo.


À l'image de l'écosystème naturel, les personnages animés (arbres, bonhommes, oiseaux) de cet écosystème virtuel sont plus attirés par la lumière. Une réalisation sobre, élégante et fascinante.


Undo Undo : Augmented Shadow



mardi 8 juin 2010

Emeutes, terrorisme, guérilla...


Dans « Emeutes, terrorisme, guérilla... Violence et contre-violence en zone urbaine », les généraux Loup Francart et Christian Piroth apportent des réponses au problème de la violence collective en zone urbaine dans les conflits et crises rencontrés un peu partout dans le monde. Une démarche intéressante à découvrir, un guide pour la réflexion. En effet, si de nombreux auteurs traitent de la guerre en ville, très peu ont abordé la lutte contre les formes de violence collective dans les zones urbaines, que celles-ci soient spontanées ou organisées, depuis les mouvements de foule et les affrontements entre communautés jusqu’au terrorisme, à la guérilla ou à la criminalité.


Les auteurs traitent de l’évolution du contexte urbain des opérations et s’attachent plus particulièrement aux aspects humains et aux réseaux urbains qui conditionnent l’emploi des forces autant que les aspects physiques de la ville. Ils caractérisent les différentes formes de violence en analysant leurs objectifs, leur stratégie et leurs modes opératoires et surtout proposent des stratégies de réponse adaptées à chacune d’elles. Le propos se situe au niveau politico-stratégique et militaro-stratégique, les aspects tactiques ayant déjà fait l’objet de nombreux développements.


Le général (2s) loup Francart dirige la société Eurocrise, spécialisée dans l’intelligence stratégique, la gestion de crise et l’intelligence économique. Il a été l’initiateur des évolutions doctrinales sur l’emploi des forces dans les années 90. Il apporte maintenant sa compétence aux entreprises et institutions pour anticiper et conduire les situations de crise.

Le général (2s) Christian Piroth, autrefois en charge de la coordination des études opérationnelles de l’armée de terre, a conduit ensuite des études technico-opérationnelles au profit des armées françaises. L’une d’elle portait sur la maîtrise de la violence en zone urbaine lors des opérations militaires extérieures, dont ce livre prolonge les réflexions doctrinales.


Emeutes, terrorisme, guérilla... Violence et contre-violence en zone urbaine. Loup Francart et Christian Piroth, Editions Économica, mai 2010



lundi 7 juin 2010

Les plus riches vivent plus longtemps


C'est bien connu : l'espérance de vie est nettement plus longue dans les pays industrialisés et la mortalité plus élevée dans les pays du tiers-monde.


En bleu, on trouve essentiellement des pays africains où l'existence tient le plus souvent sur un post-it. En rouge et en jaune, ce sont surtout des pays riches ou émergents où les tranches successives d'une vie rempliraient plusieurs DVD. On ne le répètera jamais assez : seul l'investissement massif et intelligent dans l'éducation et la santé permettrait aux pays pauvres d'inverser la tendance.

Voir le graphique complet : Gapminder World Map 2010


samedi 5 juin 2010

Vers un drone voltigeur


Les ingénieurs du laboratoire de robotique de l'Université de Pennsylvanie (Upenn's GRASP Lab) ont conçu ce quadricoptère autonome qui ferait larmoyer les meilleurs pilotes de voltige et inquiéterait Spiderman.



Pour peu que cette technologie bénéficie d'une R&D digne de ce nom, elle trouverait des myriades d'applications dans la recherche et le sauvetage, la surveillance policière, la reconnaissance militaire, l'espionnage... et le jeu vidéo à l'image du Parrot AR Drone. Au fait, c'est quoi ce truc bizarre caché derrière vos rideaux ?


Singularity Hub : Autonomous Quad-copter Flies Through Windows and Kicks Ass (video)



mercredi 2 juin 2010

Out of Africa, Inside Africa

Être Blanc en Afrique aujourd'hui relèverait-il d'une aventure à risques voire d'un destin voué à l'impasse ?

Selon Joshua Hammer dans (Almost) Out of Africa – The White Tribes, être Blanc en Afrique devient de plus en plus dur et parfois dangereux. En effet, qu'elle soit native ou étrangère, la présence blanche sur le continent noir n'est jamais - à tort ou à raison - à l'abri d'une opprobre populaire et/ou d'une instrumentalisation politique. La preuve par le Zimbabwé et la Côte d'Ivoîre. Même dans des success stories africaines comme la Namibie, la Zambie, le Botswana et l'Afrique du sud, Blancs et Noirs se côtoient certes très poliment mais vivent des expériences sociales séparées.



En Afrique francophone, cette réalité est également prégnante mais beaucoup plus nuancée car la présence blanche est rarement native. Cependant, de solides liens culturels, économiques, touristiques et familiaux subsistent ou se construisent, et ce, malgré une relation amour-haine avec l'ancienne métropole et l'inexorable concurrence de la Chinafrique.

Lire la suite dans Alliance Géostratégique