mercredi 22 décembre 2010

Best of 2010... et Heureuse Année 2011 !

US Navy : les sous-marinières embarquent

Renseignement : du télégénique à l'éthique

Une cyberguerre froide dans la Cité Interdite

Le guide stratégique de David contre Goliath

Les traders virtuels préfèrent la microseconde

Esther Duflo : des expérimentations aléatoires contre la pauvreté

La guerre low cost du Terminatrix

Les robots Adam et Eve font de la recherche scientifique

La propriété intellectuelle, arme de dissuasion

Le micro-drone Anubis tuera propre et net

La bombe nucléaire pour les nuls

Out of Africa, Inside Africa

L'US Air Force rêve d'un drone cargo

Wikileaks, ennemi public 2.0 ?

Vers un appui aérien sur commande ?

Vers une mort programmée des blogs et webzines stratégiques ?

Pourquoi les guerres s'éternisent

Vous rêvez de devenir astronaute ?

Le fantasme du bouclier cybernétique

Invincea virtualise votre sécurité en ligne

Qui a cyberpiraté l'Iran nucléaire ?

La cyberéducation a (presque) tué l'enseignant

Les hommes régissent, les femmes subissent

Infrastructures vitales et cybersécurité (avec Arnaud Garrigues)

Évolution artificielle et jeux vidéo

L'ECoG décode les pensées en mots

La technologie tue les classes moyennes

Hatsune Miku, popstar virtuelle en tournée réelle

Votre robot-masseur, Lady...

Stuxnet, l'Iranium, l'info et l'intox

Charles Bwele, prix Marcel Duval 2010


Chers lecteurs / contributeurs d'Electrosphère et d'Alliance Géostratégique, je vous souhaite un Joyeux Noël et une Heureuse Année 2010 !



samedi 4 décembre 2010

Charles Bwele, prix Marcel Duval 2010

Votre serviteur a obtenu le prix Amiral Marcel Duval 2010, décerné le 1er décembre à l’Ecole Militaire de Paris par la Fondation de France et la Revue de Défense Nationale qui ont particulièrement apprécié mon article Peut-on dissuader dans le cyberespace ? dans lequel je proposais « une dissuasion cybernétique en aval, basée sur la résilience plutôt que sur la résistance des systèmes d’information critiques ».

Le Pr George Henri-Soutou, Charles Bwele et le Général Bernard Norlain à l'Ecole Militaire de Paris


J'espère avoir ouvert une piste de réflexion que maints experts en cybersécurité s'empresseront d'emprunter. Je remercie infiniment la Revue Défense Nationale – dont la qualité ne cesse de s'améliorer – pour cette récompense... ainsi que tous mes amis d'Alliancegeostrategique.org qui m'ont joyeusement encouragé.

Lire l'annonce officielle dans la Revue Défense Nationale.


jeudi 2 décembre 2010

Stuxnet, l'Iranium, l'info et l'intox

J'avais longuement évoqué l'affaire Stuxnet quelques mois plus tôt dans mon article « Qui a cyberpiraté l'Iran nucléaire ? » (AGS) et brossé une petite prospective sécuritaire / militaire... qui a certainement fait hurler les blogs amis Pour Convaincre et CIDRIS Cyberwarfare.


Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Le lundi 30 novembre 2010, le président Mahmoud Ahmadinejad avait officiellement annoncé que son pays cessait temporairement ses activités d'enrichissement de l'uranium. Un fait ensuite confirmé par l'AIEA. Tout porte à croire que le malware Stuxnet a provoqué de sérieuses nuisances dans l'usine d'enrichissement de Natanz.


Cependant, dans une affaire mêlant enjeux nucléaires et cybersécuritaires, désinformation, sensationnalisme et risque de biais font très bon ménage.


En effet, les dégâts causés par Stuxnet à « l'Iranium » relèvent aujourd'hui d'une forte probabilité. La fameuse firme cybersécuritaire Symantec n'en démord guère : ce malware a été conçu pour déprogrammer des modèles particuliers de Contrôleurs Logiques Programmables ou PLC (fabriqués notamment par Siemens) actionnant les énormes turbines de centrifugeuse à gaz. Le dysfonctionnement ou la cassure d'une de ces turbines nuirait au bon fonctionnement de la centrifugeuse et entraverait de facto un enrichissement convenable de l'uranium. Par ailleurs, ce ver peut réinfecter des machines après leur nettoyage et modifier drastiquement les fréquences de fonctionnement des moteurs électriques animant les centrifugeuses; et ce, après 13 jours d'observation de l'architecture complète des systèmes de contrôle de la centrale nucléaire visée. Quelle diabolique merveille !


L'expert allemand en cybersécurité Ralph Langner alias « docteur ès Stuxnet » estime que ce malware est comme « un chasseur F-35 qui surgirait dans un champ de bataille de la première guerre mondiale » du fait d'une sophistication de très loin supérieure à tous les malwares connus jusqu'ici. L'oeuvre d'un état ou d'un irrégulier ?


Toutefois, le régime iranien peut parfaitement utiliser l'affaire Stuxnet pour masquer des difficultés plus profondes, quasi inéluctables à toute puissance nucléaire en devenir. Cette suspension des activités d'enrichissement de l'uranium aurait-elle un lien avec le récent assassinat de deux « nucléo-ingénieurs » iraniens ? Dans un pays soumis à un embargo international particulièrement dur et plongé dans un marasme économique presque endémique, l'Iranium n'est-il pas nécessairement soumis à des difficultés commerciales et logistiques ? Les atomistes perses auraient-ils pressé le pas ou « bricolé » au point de causer maints dysfonctionnements dans leur programme nucléaire ?

L'Afrique du sud en sait quelque chose : soumise à un sévère embargo international à cause de l'apartheid et confrontée à une économie exsangue dans les années 80-90, son programme nucléaire et son industrie militaire firent face à d'innombrables difficultés politiques, techniques et logistiques. Corrélativement, ces multiples contraintes forgèrent l'opiniâtreté et la débrouillardise des ingénieurs nucléaires et militaires sud-africains ensuite très demandés « à l'export ». Peu à peu, Prétoria constata qu'elle n'avait point besoin d'arme atomique dans son environnement géostratégique.


Il en va tout autrement pour Téhéran qui veut la bombe atomique et l'aura très probablement. Mais l'Iranium, comme tout programme nucléaire, est d'abord plus sensible aux pressions politiques et aux difficultés logistiques qu'aux menaces cybernétiques... qu'on ne doit jamais sous-estimer : l'affaire Stuxnet démontre amplement que le hacking d'infrastructures vitales ne relève plus de la science-fiction ou de la prospective. Rien d'étonnant à ce que l'AIEA planche sur une division cybersécuritaire dédiée aux installations nucléaires.



mercredi 1 décembre 2010

Votre robot-masseur, Lady...


On dirait une grosse souris montée sur quatres roues gentiment dentées. Selon son fabricant Dreambots, le robot-masseur WheeMe opère nettement mieux sur les surfaces plus ou moins horizontales de l'anatomie humaine (dos, ventre, poitrine, fesses).

Sa batterie est rechargeable, il ne trébuche que très rarement et ne s'échine guère à (devoir) faire la conversation.



Déjà disponible en pré-commande, WheeMe fera sûrement un malheur dans votre chambre à coucher et sera certainement ce seul et unique rival de proximité... que vous adorerez, Gentlemen. Sa technologie sensuelle et efficace vous dispense d'une lourde tâche et vous permet donc de regarder la télé plus longtemps, de prolonger votre navigation sur le web ou de dormir plus tôt que d'habitude. Offrez-le à vos Ladies pour Noël : vous ne le regretterez pas.