mercredi 23 juillet 2014

EchoRadar – 1914 : Un autre monde ? (part.3)

Deux combats navals - 1914 (Le Fauteuil de Colbert) : "Quel est donc l'enjeu de la bataille des Coronel ? Une escadre allemande commandée par le vice-amiral Maximilian Von Spee traverse le Pacifique. Londres craint que Berlin cherche à vaincre au large de l'Amérique pour s'offrir une liberté totale pour mener la guerre de course et ainsi sérieusement mettre à mal les communications alliés au service de l'effort de guerre en Europe. Face au comte Von Spee, le contre-amiral Christopher Cradock. Il est surnommé par des officiers français qui ont servi sous ses ordres de "vieux gentilhomme". Nos deux escadres se rencontrent le 1er novembre 1914. Le combat dure pas plus de deux heures. Nos deux auteurs nous relatent comment Von Spee a vaincu Cradock. Dans les faits, les différences techniques entre les navires, la différence du niveau d'entraînement entre les équipages, justifient un rapport de force écrasant en faveur des allemands."


Polytechniciens sous la mitraille (Cyberland) : "D'une façon générale, la guerre de 1914-1918 a été « socialement sélective » . Les enfants de la bourgeoisie et des milieux favorisés ont été plus touchés par les pertes que ceux issus des autres milieux. Ainsi, les écoles d'officiers de Saint-Cyr, l’École Polytechnique et l’École Normale Supérieure ont surcontribué à l'effort de guerre. Le niveau des pertes dans le rang des officiers est triple de celui de la troupe. 70 % des Polytechniciens furent répartis dans l'artillerie et 30 % dans le génie à l'exception de la promotion 1913 qui fut totalement affectée dans l'artillerie de campagne. Près de 10% de l'ensemble des élèves de l'X mobilisés servirent en tant que pilotes ou observateurs au sein des premières unités d'aéronautique militaire. Les avions, peu nombreux, légers et rudimentaires furent utilisés pour l'observation puis pour le réglage des tirs d'artillerie. Les accidents étaient fréquents et l'esprit chevaleresque prédominait."

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vendredi 18 juillet 2014

Electropause estivale

Je prend quelques vacances bien méritées et délaisse courageusement mon matériel informatique "at home". De temps à autre, je continuerai de baby-sitter les blogs EchoRadar qui réservent encore quelques nouveautés.


Je remercie mes nombreux lecteurs sans lesquels Electrosphère ne serait pas grand-chose, et serai de retour en fin août-début septembre. 

EchoRadar - Été 1914 : un autre monde ? (part.2)

Les blogs EchoRadar poursuivent leur petite rétrospective de la guerre de 1914-1918... sur Twitter / Facebook / Google+.


1914-1918 : du sous-marin à la détection sous-marine, une guerre d’innovations (Si Vis Pacem) : « Si le rôle des sous-marins fut "modeste voire frustrant" du côté français, l’approvisionnement en matières premières et l’acheminement de troupes, notamment américaines à partir d’avril 1917, vont devenir plus compliquées à réaliser. Notamment du fait de l’utilisation novatrice et finalement massive des sous-marins par l’Allemagne. La mise au point de l’ASDIC, l’ancêtre du sonar, vers la fin de la guerre permettra cependant de répondre à une innovation par une autre innovation. La détection sous-marine venait alors de voir le jour et sa généralisation jouera un rôle crucial lors du conflit mondial suivant. »

Y a-t-il des leçons stratégiques à la guerre de 1914-1918 ? (EGEA) : « Tout d’abord, l’innovation technologique a été constante tout au long du conflit, avec la mise en service accélérée de matériels nouveaux et l’adoption rapide des tactiques appropriées. Raids de Zeppelin, gaz asphyxiants, artillerie lourde, utilisation opérationnelle des sous-marins, mise au point des chars, des avions, voici autant d’exemples de ce moteur technologique. Pourtant, force est de constater qu’il n’y eut pas d’arme magique qui réussise à donner à elle seule la victoire. L’équipement est nécessaire, il ne produit pas la victoire à lui seule. Celle-ci dépend des orientations stratégiques, résultat de la pensée militaire d’une part, de l’organisation et de la valeur morale des hommes au combat d’autre part. On a souvent la perception de la guerre de 14-18 comme d’une guerre de position. Or, si elle l’a surtout été elle n’a pas exclu la manœuvre. Celle-ci est le résultat de combinaisons technico-tactiques adaptées au terrain et à l’ennemi. Alors, le mouvement peut réussir.  »


jeudi 17 juillet 2014

L'ingénieur du son est mort. Vive le studionaute !

Du MP3 à iTunes/Amazon en passant par le peer-to-peer et les logiciels de MAO (musique assistée par ordinateur), la disruption technologique transforme chaque jour l'industrie musicale et atteint désormais la production et la post-production qui basculent dans le cloud. Explications.


La première étape de production d'un album musical est la prise son. Elle se déroule dans un studio professionnel et consiste à enregistrer séparément les sessions audio des différents musiciens (chanteur, choeurs, guitaristes, batteur, DJ, etc) dans un disque dur de plusieurs centaines de gigaoctets. Autrefois et jusque dans les années 1980, ces enregistrements s'effectuaient sur des bandes magnétiques jalousement bichonnées, qui furent ensuite remplacées par des enregistrements direct-to-disk, lourdauds ancêtres de nos actuels disques durs USB dont l'industrie musicale fut parmi les premières bénéficiaires. Le direct-to-disc fut mis au point par la société New Digital England Corporation (NEDco) et intégré à ses synthétiseurs Synclavier qui pouvaient enregistrer des pistes mono en 16 bits.


mardi 15 juillet 2014

Un peu de géopolitique avec Yves Lacoste (vidéo)

On ne présente plus Yves Lacoste, père de la géopolitique devenue une discipline, auteur de l'incontournable ouvrage "La géographie, ça sert d'abord à faire guerre" (Editions Découverte).



Interviewé en avril 2014 par France Info, il aborde plusieurs sujets d'histoire et d'actualités comme la seconde guerre mondiale, la décolonisation, la puissance militaire américaine et la crise ukrainienne.

En savoir plus :

lundi 14 juillet 2014

EchoRadar - Été 1914 : un autre monde ?

EchoRadar (EЯ) est à la fois un label et une plate-forme blogs fédérant des professionnels et des passionnés de stratégie, de sécurité et de technologie. Rejoignez-nous sur Twitter (@echo_radar) et sur Facebook (facebook.com/echoradar.org)... en attendant d'autres surprises.


L'introduction de notre premier thème titré "Ete 2014 : un autre monde ?" a été publiée sur le blog Lignes Stratégiques : « Si l’on en croit les indices de développement, l’humanité n’aurait jamais été aussi riche en 1914 que dans les périodes précédentes, le commerce international n’avait jamais été aussi florissant, les populations aussi éduquées… Les guerres napoléoniennes, d’indépendance et révolutions qui ont ravagé l’Europe ne seraient qu’un lointain passé. Pour certains, le spectre de la guerre à grande échelle serait jugulé par le développement du commerce mondial. L’ordre européen affirmé à Vienne en 1815, complété à Berlin en 1885 pour les possessions africaines, était à peine entamé par les nationalismes, au moins en surface. La sécurité collective restait un rêve à portée de main : Ce n'est que par la libre fédération des nations autonomes, répudiant les entreprises de force et se soumettant à des règles de droit, que peut être réalisée l'unité humaine. (Jaurès, L’armée nouvelle). Chacun sait que la guerre reste possible mais chacun l’espère courte, limitée et victorieuse. La paix européenne est celle du monde. »

La seconde partie du thème, intitulée "Réservistes d’hier et d’aujourd’hui", a été développée par le blog Sécurité des Systèmes Juridiques : « Ainsi, le réserviste, qu’il soit au grade de sous officier ou d’officier, a la possibilité d’effectuer, par un acte d’engagement à servir dans la réserve (ESR), des missions opérationnelles sur de courtes périodes mais également et plus humblement de contribuer au rayonnement de l’armée auprès de la population. Cette mission de rayonnement peut paraître futile aux yeux de certains militaires d’active mais permet d’incarner, par leur présence aux cérémonies, le devoir de mémoire. Ce devoir de mémoire, aujourd’hui encore discuté, est ce qui nous rattache aux événements passés de notre Histoire, ce qui forge notre conscience citoyenne et bâtit nos responsabilités. Au-delà de l’appartenance à l’institution miliaire, être réserviste permet de se situer dans la lignée historique de la République française qui, en 1914, a vu son existence menacée. »

Dans les jours suivants, les blogs Cyberland, Si Vis Pacem, EGEA, Cyberstratégie E-O et le Fauteuil de Colbert livreront également leurs rétrospectives.

mardi 8 juillet 2014

La banque est déjà morte. Vive la banque.mp3 !

Avez-vous pensé à développer votre propre banque dans un entrepôt sécurisé avec une batterie d'ordinateurs, de serveurs et la contribution de quelques potes doués en finance et en informatique ?



Electrobank

À ce jour, notre conception de la banque demeure très industrielle et très commerciale, à l'image de l'établissement financier qui gère nos comptes bancaires avec ses subdivisions compartimentées (opérations courantes, épargne, entreprises, investissement), chacune plus ou moins interfacée aux autres via un système d'information ultra-complexe, cristallisant très souvent un mix indigeste de technologies (matérielles et logicielles) vieillissantes ou récentes, le tout assorti d'une montagne de licences, de certifications et de frais de gestion (en inflation chronique) nécessaires à l'exercice de ses activités... et hautement dissuasives pour les nouveaux entrants.

Bienvenue au coeur de banque commerciale dans toute sa splendeur : HSBC, BNP Paribas, Barclays Bank, ABSA, Standard Chartered, Kommerzbank et compagnie.